5 comportements parentaux qui peuvent favoriser le harcèlement scolaire chez l’enfant
Les interactions quotidiennes au sein de la famille jouent un rôle
crucial dans le développement émotionnel et social d’un enfant. Voici
cinq comportements parentaux qui, bien qu’involontaires, peuvent ancrer
des schémas de pensée favorisant le harcèlement.
1. Dénigrer les autres en famille
Lorsque les parents critiquent ou rabaissent régulièrement autrui devant
leurs enfants, ces derniers intègrent l’idée que le mépris est un outil
pour établir une position de force. Cette “culture du dénigrement” se
transpose souvent à l’école, où l’enfant peut être tenté de se moquer
des faiblesses des autres. Pour contrer cela, il est préférable de
souligner les aspects positifs et les forces de chacun, apprenant ainsi
à l’enfant à respecter autrui.
2. Refuser de s’excuser ou rejeter la responsabilité
Un parent qui ne reconnaît jamais ses torts, par fierté ou par peur de
perdre son autorité, transmet un modèle contradictoire. Si l’enfant
apprend que l’adulte ne s’excuse jamais, il risque de percevoir
l’excuse comme une faiblesse et de fuir ses responsabilités en cas de
conflit. Admettre ses erreurs (comme s’excuser après avoir crié) montre
à l’enfant que l’excuse est un levier de réparation essentiel pour
maintenir des relations saines.
3. Accorder trop d’importance à la compétition et à la victoire
Valoriser uniquement les résultats scolaires ou sportifs et comparer
constamment l’enfant à ses pairs peut créer une dépendance à la
supériorité pour se sentir valorisé. Cette mentalité “gagnant-perdant”
pousse à voir autrui comme un rival. Il est plus constructif de
valoriser les efforts, la persévérance et les progrès personnels plutôt
que le résultat final, afin que l’enfant développe une estime de soi
basée sur ses propres accomplissements.
4. Ignorer les sentiments de l’enfant
Lorsqu’un parent minimise la peine ou l’inconfort d’un enfant (en lui
disant de ne pas pleurer, par exemple), ce dernier se sent incompris et
risque de devenir insensible aux émotions des autres. Le manque
d’empathie parentale empêche l’enfant de développer sa propre
empathie. Accueillir les émotions de l’enfant (”Je vois que tu as
mal”, “C’est difficile”) est le meilleur moyen de lui apprendre à
reconnaître et à respecter la sensibilité humaine.
5. Conditionner l’affection aux résultats ou au comportement
L’amour ne doit pas être une récompense liée à la réussite ou à
l’obéissance. Si un enfant sent que ses parents ne l’aiment que
lorsqu’il obtient de bonnes notes ou qu’il est sage, il risque de
développer une faible estime de soi et d’apprendre à manipuler les
autres avec des conditions. Il est fondamental de rappeler régulièrement
à l’enfant qu’il est aimé inconditionnellement, pour ce qu’il est, et
non pour ce qu’il accomplit.
En somme, l’éducation repose moins sur la perfection des parents que
sur leur capacité à offrir un environnement sécurisant, bienveillant et
respectueux. La clé réside dans la constance des messages de soutien et
d’acceptation, qui constituent les fondations d’une future gentillesse
et d’une force intérieure chez l’enfant.
Éveil & Sensation - Une boussole bienveillante pour les parents qui font de leur mieux (c’est-à-dire vous). Cette lecture vous a apaisée ? Partagez-la à une maman qui traverse une zone de tempête ou de doute. Elle a peut-être besoin de repères aujourd’hui.
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